IV. PORSCHKE
1. Fichte’s Leben, [1, Zweite Abth., XVIII, Vermischte Briefe, 17, Forberg an Fichte, Saalfeld, d. 24. Jan. 1799, p. 422-529.
2. Ibid., 22, Ammon an Fichte, Gôttingen, d. 1. Febr. 1799, p. 536-537.
3. Ibid., 21, Bouterwek an Fichte, Gôttingen, d. 3. Febr. 1799, p. 535-536.
4. Ibid., 18, Wachler an Fichte, Rinteln, d. 8. Febr. 1799, p. 529-530.
est vraiment un homme —, et que, quoique déjà trop vieux pour s’abandonner à des rêveries sur la liberté, il renoncerait volontiers pour elle à toutes les jJouissances de la vie qui sont des chaînes pour le citoyen’ ». Maintenant, il le remerciait de l'envoi de son Appel en lui écrivant : «Vous avez véritablement une grande mission,; il faut que vous rassembliez toutes vos forces pour ne pas laisser succomber la vraie philosophie. Votre victoire comptera un jour comme un triomphe pour l'humanité. » Il ajoutait qu'à Kônigsberg l’Appel de Fichte était lu par les commerçants et par les hommes d’affaires de toute espèce avec un vif intérêt, et qu'il grandissait beaucoup le cercle de ses admirateurs. Quelle que fût l'issue de la lutte, Fichte aurait porté un coup terrible aux serviteurs des
faux dieux °.
Frédéric Schlegel enfin, qui avait trouvé Fichte encore « très doux », et traitait ses adversaires non seulement « d’athées », mais positivement de « suppôts (Diener) de Satan contre lesquels, en Allemagne, chaque écrivain devait être un soldat, né pour les combattre* », lui écrira au printemps de 1799 : « Votre cause, mon cher ami, me paraît d’une importance universelle. C'est, je crois, la cause même de la philosophie, la cause du siècle et de la nation »; et 1l lui annonçait qu'il préparait une brochure sur la question *.
C'était une Défense de Fichte (Für Fichte) que Frédéric avait composée à l’instigation de son frère Guillaume. Guillaume avait tout de suite senti le coup que la condamnation de Fichte pouvait porter au romantisme, et, dès le 12 janvier 1799, 1l avait écrit à Novalis : « Vous apprendrez l'affaire de Fichte sur le bon Dieu par la feuille de publicité du Journal liltéraire universel. Le brave (wackere) Fichte combat véritablement pour nous tous, et, s'1l succombe, les bûchers sont tout près de revenir’. »
Il estimait sans doute que les fondateurs du romantisme se