‹ Fichte et son tempsChapitre 194 sur 232 · bid., 3, Porschke an Fichte, d. 5. April 1799, p · texte numérisé non relu

bid., 3, Porschke an Fichte, d. 5. April 1799, p

3. G. Waitz, Caroline, Briefe, Hirzel, Leipzig, 1871, I. Bd. n° 170, Fr. Schlegel an Caroline, Berlin, Ende April 99, p. 255.

4. Fichte’s Leben, 11, Zweite Abth., VIII, Fr. Schlegel an Fichte, 1, p. 422-423.

9. DrJ. M. Raich, Novalis Briefwechsel mit Fr. und Aug. Wilhelm, Charlotte und Caroline Schlegel, 1880, 29. Aug. Wilhelm Schlegel an Novalis in Freiberg, lena, 12. Jan. 1799, p. 98-99. Et Caroline Schlegel déclarait à son tour, le 4 février, au même Novalis que si, à son gré, Fichte, dans l’Appel, avait un peu trop mis l’accent sur le martyre, tout le reste lui paraissait clair et saisissant, qu’elle avait lu l Appel avec dévotion et s'était sentie transportée au-dessus de la terre. Zbid,, 32, Caroline Schlegel an Novalis in Freiberg, lena, 7. Febr. 1799, p. 112.

devaient à eux-mêmes de prendre publiquement fait et cause pour le grand persécuté; et il avait engagé Frédéric à défendre Fichte. Frédéric était tout disposé à suivre ce conseil. « L'affaire de Fichte, écrivait-il à Guillaume durant l'été de 1799, est à coup sûr très importante pour nous aussi. La conséquence immédiate en est que léna va sombrer dans le chaos de la platitude universelle... Tu parais croire opportun que je fasse une brochure pour la défense de Fichte, et, en réalité, j'en ai déjà une dans le corps qui me démange. Je prouverai de façon tout à fait décisive que le mérite de Fichte consiste précisément à avoir découvert la religion et que sa doctrine n’est rien de plus que la vraie religion, sous la forme de la philosophie. »

Pourquoi cette brochure, dont Frédéric Schlegel annonçait à Fichte lui-même la prochaine publication chez Unger ?, ne parut-elle Jamais? Est-ce, comme ïl le laisse entendre à son frère, parce qu après en avoir entretenu Fichte, à son arrivée à Berlin, ils décidèrent ensemble d'en retarder l'apparition, pour en changer le plan et lui donner un développement plus considérable *? Est-ce plus simplement parce qu'il redoutait, en prenant publiquement et violemment le parti de Fichte, d’indisposer le Gouvernement de la Saxe et de se fermer les portes d’'Iéna et de Weimar? Est-ce enfin la peur de choquer Gœthe qui avait sa part de responsabilité dans l'affaire ‘? Peu importe; l'intention reste, et, plus que l'intention, une première ébauche, qui a été conservée et permet de juger de ce que devait être la brochure. Le fait même qu’elle n’a point paru et qu'elle se trouve dans des documents posthumes en rend, nous semble-t-il, la reproduction intéressante.

Le titre en est : Pour Fichte, Aux Allemands.

Elle commence ainsi :

« Vous savez, par les journaux ou par les ouvrages de polémique déjà publiés à ce sujet, qu'on accuse d’athéisme le philosophe Fichte. Vous savez que vous ne comprenez pas sa philosophie, que vous ne voulez pas la comprendre, et cependant il faut que vous la

1. D' Oscar Walzel, Friedrich Schlegel's Briefe an seinen Bruder Aug. Wilhelm, Berlin, 1890, III, n° 134, p. 416. Cf. J. Minor, Fr. Schlegel, 1794-1802, seine prosaische Jugendschriften, zweite Auflage, I. Bd. Wien, 1906, Fragmente, 105, p. 300.

2. Meine kleine Broschüre über Ihre Streitfache, die einzeln bei Unger gedruckt werden soll, wird in diesen Tagen fertig. Fichte’s Leben, II, Zweite Abth., VIII,

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