Fichte’s Leben, 1,1, 3, p
2. Ibid., p. 128. Voir aussi Fichte, Nachlass, Packet XVIII. Lettre à un ami, 15 janv. 1792. « Nach einer Menge von Abentheuern in Schlesien, u. Pohlen, welches ich 6 Wochen lang, meist nach meiner Art durchreiste, gelangte ich nach Warschau, und das Haus, für welches ich bestimmt war, gefiel mir so schlecht, dass ich sogleich bei meiner Ankunft eine Gelegenheit ergriff, die Verbindung abzubrechen. Fast wäre ein grosser Process entstanden; endlich aber liess ich mich mit ein Paar Dutzend wohl geränderten Ducaten abfinden, und durchreiste mit diesen einen andern Strich Pohlens; ging von da nach Kôünigsberg. »
3. Fichte, Nachlass, n° 122, Packet XVIII. Lettre à Wenzel : « Ich werde warscheinlich bis Michaelis in Kônigsberg bleiben, kantische Philosophie studieren, alles anwenden, um meinem Geiste, der nun wieder so lange dienstbar war, einen neuen freien Schwung zu geben. »
4. Ce sermon a été conservé; il portait sur ce verset de l'Évangile de Luc (22, 14, 15):
« Et quand l'heure vint, il s’assit et les douze apôtres avec lui. Et il leur dit : j’ai désiré de tout mon cœur manger avec vous cet agneau pascal avant que je souffre ma passion. »
Fichte essayait de montrer le triple enseignement que Jésus avait voulu donner à ses disciples en les faisant manger à sa table : premièrement les solidariser avec lui, leur montrer que son honneur était leur honneur, sa honte leur honte, qu'ils ne pouvaient laisser outrager son nom sans que leur nom fût outragé ; secondement,
Bien qu'il eût eu toutes les peines du monde à trouver un habit de pasteur à peu près à sa taille, qu'il dût en revêtir un dont la longueur et l'ampleur gênaient ses mouvements!, bien que la grande chaleur lui eût enlevé une partie de ses moyens, son succès fut très vif : on s'attendait à voir un « joueur vulgaire », on avait eu le spectacle d’un « virtuose »°?. Après cette satisfaction d’amourpropre Fichte pouvait partir.
Le 29 juin il quitta Varsovie; le 1°" juillet il arrivait à Kônigsberg, s’installait dans la maison Hartman, à côté de l’église de la vieille ville ?, et, trois jours plus tard, il inscrivait sur son journal de voyage ses premières impressions : « Le 4, visite à Kant qui ne m'a pas merveilleusement reçu; je me suis fait inscrire à son cours et, là encore, mon attente a été déçue. Sa leçon est endormante * ». Fichte ajoute dans une lettre (inédite) à Wenzel : « Ses cours ne sont pas aussi utiles que ses écrits; son corps débile est fatigué de donner asile à un si grand esprit. Kant est déjà très cassé et la mémoire
B. FICHTE A KONIGS- BERG.
commence à lui manquer ».
Cette première déception ne découragea pas Fichte ; elle n’ébranla
établir qu’en dépit de la diversité de leurs origines, de leurs professions, ils avaient quelque chose de commun qui faisait leur véritable unité : leur amour pour Jésus; troisièmement faire luire à leurs yeux, en ce jour de fête, la ferme attente d’une vie meilleure, le retour de ce dernier festin.
Et Fichte tirait de l'interprétation de l'Évangile l'application qu’elle comportait, il prêchait l'élévation spirituelle, la vie en Jésus, et l'amour du prochain, la communion de tous en Jésus. Fichte. N. W. IIL. Predigt über Luc. 22, 14, 15, gehalten in der Evangelischen Kirche zu Warschau am Frohnleichnamstage den 23. Juni 1791, p. 210 et suiv.