‹ Fichte et son tempsChapitre 38 sur 232 · Fichte’s Leben, I, 1, 5. Reisetagebuch, p · texte numérisé non relu

Fichte’s Leben, I, 1, 5. Reisetagebuch, p

5. Fichte, Nachlass, 122, Packet XVIII. Brief an Herrn Wenzel, in Warschau. « Seine Collegia sind nicht so brauchbar, als seine Schriften. Sein schwächlicher Kôrper ist es müde einen so grossen Geist zu beherbergen. Kant ist schon sehr hinfällig u. das Gedächtniss fängt an ihn zu verlassen. »

pas sa foi dans le grand homme; Fichte résolut seulement de ne se présenter désormais devant Kant que le jour où il pourrait se faire connaître et le connaître d’une manière plus sérieuse. Voici le moyen qu'en fin de compte il imagina : écrire un essai philosophique inspiré de ses idées et le lui faire parvenir, en guise de recommandation !. Il se mit à la besogne le 13, travailla sans interruption et, ayant achevé son essai, il l’envoya aussitôt à Kant avec cette dédicace : au philosophe?. | Fichte, poursuivant le combat livré, depuis le xvrre siècle, par la pensée libre, tentait de reprendre l'œuvre commencée par les Reimarus, les Lessing, les Spinoza. Son audace avait une excuse : depuis Reimarus, Lessing et Spinoza, il s'était opéré une révolution en philosophie. Kant était venu et Fichte, à la lumière de la méthode critique, pensait rajeunir les vieux problèmes et en renouveler la solution *. Montrer en quel sens la raison peut expliquer la foi, mais non plus à la manière des théologiens de l’Aufklärung en la détruisant, en la vidant de son contenu propre, en la réduisant par de pauvres raisonnements en éléments intelligibles, en tentant d'en mesurer les mystères à l’aune d'un entendement borné comme le nôtre; adopter la méthode de Kant, justifier la foi au nom de la Raison pratique, au nom de la conscience morale, en opposant aux limites nécessaires de notre connaissance l’infinité de la liberté, l'exigence du devoir, tel est le but que se propose ici Fichte. S'il choisit pour sa démonstration la révélation, c’est que l'existence de la révélation était le nœud même du problème de la foi; d'autre part, la critique de la révélation était le terrain de discussion où s'étaient rencontrés, depuis l'ère ouverte par les Lumières, tous les adversaires de l’ancienne théologie, tous, de quelque groupe qu'ils fussent, de ceux qui niaient purement et simplement la réalité de la révélation ou de ceux qui, attachés aux vieilles croyances, cherchaient à concilier les textes de l’Écriture avec les exigences d’une philosophie rationaliste *. Kant, sans doute, dans la Critique de la Raison pratique, avait donné un fondement à

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