‹ Fidelio opera en trois actesChapitre 16 sur 47 · ACTE l · texte numérisé non relu

ACTE l

SABF.LLE.

c . Et ces paroles....»

ROCCO

>'e sont pas bonnes à entendre pour de jeunes oreilles.

ISABELLE

Doutez-vous de la discrétion de celui qui va devenir votre fils?

uocco.

Un mot imprudent pourrait compromettre ta vie et la mienne.

Ne me donnez donc pas ^tre fille, si je ne dois pas avoir route votre confiance !

ROCCO

Et qui peut me répondre de toi, quand j’ai pu douter demoiméme? — I.a conscience la plus robuste résiste difficilement à l’appât de certaines promesses, et l’offre d’un comté ou d’un marquisat peut faire chanceler les plus fermes résolutions.

ISABELLE

Mais c’est donc un prince, pour offrir un tel prix de sa liberté ?

ROCCO

Au diable! avec tes questions tu ferais parler un mur!

ISABELLE, k part.

Mon cœur ne m’avait pas trompée ! (Haut.) Je ne veux être marquis ni comte, cher maître; mais je veux être le bras droit de mon père ! Encore une fois ne repoussez pas ma prière, ou c’est moi qui repousse l’honneur que vous voulez me faire.

ROCCO

Mais a-t-on idée d’une pareille tête!... (n rrapp* sur la Ubte.)

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