‹ Fidelio opera en trois actesChapitre 20 sur 47 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, ROCCO.

rocco. •

Monseigneur, j’apprends à l'instant l'arrivée de Votre Altesse. Je ne m’attendais pas à l’honneur d’une telle visite.

SFORZA

J’ai voulu savoir par moi-môme comment tu te trouvais de ton séjour ici, mon vieux compagnon.

ROCCO

Aussi bien qu’on peut être dans une citadelle, monseigneur, quand on n’est plus bon à tenir la campagne.

SFORZA

Eh ! vrai Dieu ! Rocco, il me semble qu’une arbalète ne serait pas encore trop lourde pour ton bras !

Que Votre Altesse ait besoin de ce bras, monseigneur, et tout rouillé qu’il est, je» jure Dieu qu’il ne vous fera pas défaut !...

SFORZA

Je connais ton dévouement, mon brave, et peut-être y aurai-je recours.

ROCCO

Sommes-nous menacés d’être en guerre?

SFORZA

Non! ce n’est pas du soldat que j’ai besoin, (a ses soldats. ) Éloignez-vous ! {Les soldats sortent.)

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