A C T K II
?*KOIiZA . H|»rr* (tu moment Ht* silence.
Non ; je sais atteindre un homme au défaut de la cuirasse ; ce n'est pas sur toi que je ferai peser nia colère.
ROCCO
Kl sur qui donc?
SFORZA
Sur ta fille.
ROCCO
Ma fille !
SFORZA
Si tu consens, je la dote et me charge de son avenir ; si lu refuses... — Je n’ai pas besoin de m'expliquer davantage, n’est-ce pas ?
ROCCO
Je vous préviens, monseigneur, que le premier qui portera la main sur ma fille est un homme mort.
Consens-tu ?...
SFORZA
Votre personne même ne me sera pas sacrée, monseigneur, et votre vie me répondra de. la sienne.
» SFORZA
Consens-tu ?
ROCCO
J’aimerais mieux la tuer de mes propres mains que de ha sauver par un crime !
SFORZA
C’est bien ! — adieu !
ROCCO
Je vous ai prévenu, monseigneur! — Que Dieu vous garde!...
(sforza fait quelques pas pour sortir et s’arrête.)
SFORZA, se rapprochant de Rocco el loi posant la main sur l’épaule.
. Tiens! Rocco, j’ai pitié de toi! 11 ne sera pas dit que j’aurai traité en ennemi un vieux compagnon d’armes. — Dans le cachot du prisonnier se trouve une citerne qui a servi autrefois d’oubliettes, et dont l’ouverture est murée par une pierre; — descelle cette pierre, c’est lout ce que j’exige de toi. — TJn homme masqué t abordera et te montrera cette bague donnelui les clefs du cachot, et ne t’embarrasse pas du reste.
nocco.
Être complice du meurtre, n’est-ce pas le commettre soimême ?
• SFORZA
Qui te parle de meurtre? — Je ne t’ai rien dit. — Tu ne sais rien de mes projets ; un homme te montre cet anneau et tu lui livres les clefs du cachot, voilà tout! — Tu hésites? — Ecoute, Rocco; j’ai à visiter les abords de celte citadelle; — je reviendrai dans une heure; — réfléchis, et ne pousse pas ma patience à bout.