‹ Fidelio opera en trois actesChapitre 22 sur 47 · A C T K II · texte numérisé non relu

A C T K II

?*KOIiZA . H|»rr* (tu moment Ht* silence.

Non ; je sais atteindre un homme au défaut de la cuirasse ; ce n'est pas sur toi que je ferai peser nia colère.

ROCCO

Kl sur qui donc?

SFORZA

Sur ta fille.

ROCCO

Ma fille !

SFORZA

Si tu consens, je la dote et me charge de son avenir ; si lu refuses... — Je n’ai pas besoin de m'expliquer davantage, n’est-ce pas ?

ROCCO

Je vous préviens, monseigneur, que le premier qui portera la main sur ma fille est un homme mort.

Consens-tu ?...

SFORZA

Votre personne même ne me sera pas sacrée, monseigneur, et votre vie me répondra de. la sienne.

» SFORZA

Consens-tu ?

ROCCO

J’aimerais mieux la tuer de mes propres mains que de ha sauver par un crime !

SFORZA

C’est bien ! — adieu !

ROCCO

Je vous ai prévenu, monseigneur! — Que Dieu vous garde!...

(sforza fait quelques pas pour sortir et s’arrête.)

SFORZA, se rapprochant de Rocco el loi posant la main sur l’épaule.

. Tiens! Rocco, j’ai pitié de toi! 11 ne sera pas dit que j’aurai traité en ennemi un vieux compagnon d’armes. — Dans le cachot du prisonnier se trouve une citerne qui a servi autrefois d’oubliettes, et dont l’ouverture est murée par une pierre; — descelle cette pierre, c’est lout ce que j’exige de toi. — TJn homme masqué t abordera et te montrera cette bague donnelui les clefs du cachot, et ne t’embarrasse pas du reste.

nocco.

Être complice du meurtre, n’est-ce pas le commettre soimême ?

• SFORZA

Qui te parle de meurtre? — Je ne t’ai rien dit. — Tu ne sais rien de mes projets ; un homme te montre cet anneau et tu lui livres les clefs du cachot, voilà tout! — Tu hésites? — Ecoute, Rocco; j’ai à visiter les abords de celte citadelle; — je reviendrai dans une heure; — réfléchis, et ne pousse pas ma patience à bout.

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