‹ Fidelio opera en trois actesChapitre 37 sur 47 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GALÉAS, seul.

Il est à demi couché sur un banc de pierre.

N° 10. — Ain.

Non ! je n’espère plus! 6 supplice effroyable!

Je meurs dans l’ombre, seul, en 1 cet affreux séjour. Cœur sans pitié! Sforza! monstre implacable!

Mes yeux jamais ne reverront le jour!

U se lits.

O grandeurs! vaines ivresses!

Longs espoirs, rêves trompeurs.

C'en est fait de vos promesses;'

Il triomphe !... et moi, je meurs!

Mais parfois le traître envie Les douleurs de l’innocent;

Et j’apporte avec ma vie Un cœur pur au Tout-Puissant!

Vers toi, chère idole.

Mon âme s’envole.

Seul trésor de mon cœur!

Brillant d’espérance.

Dans l’ombre s’avance Ton front doux et vainqueur!

De l’époux qui t’appelle,

O compagne fidèle!

Pour la dernière fois.

Hélas! entends la voix!

Pauvre âme blessée,

Doux ange des cieux,

A toi ma pensée,

A toi mes adieux!

Suis-je le jouet d’un rêve! Je vois tondou\ visage se pencher vers moil Ta bouche murmure des paroles d’amour! Tonre-

f ;ard éclaire mes ténèbres!... Est-ce ton âme qui vient chercher a mienne?... Un nuage obscurcit ma vue! je me soutiens à peine!... 0 Dieu! si mon heure est venue, reçois-moi dans ton

Sein! Il se laisse tomber sur le banc de pierre et .'évanouit. Au bout d’un instant ta porte j’ouvre et livre passage à Ilocro et à Isabelle, portant une lanterne , une pioche et un • levier.

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