SCÈNE VIII
Les mêmes, LÉONOR.
Fiesque sur un fauteuil est caché par les Génois.
Génois , j1implore vos secours , Entourez mon époux et de'fendez ses jours , On Fappelle, on combat !... Vous détournez la vue ! C'est lui ! quelle pâleur sur ses traits répandue ! Ciel! du sang! malheureuse, ils Pont assassiné! Fiesque !.. Chacun de vous baisse un front consterné !
S approchant de Verrina.
Mais vous , dont la tendresse éleva son enfance Votre bras n'a-t-il pu s'armer pour sa défense ?
LE GENOIS s'avancant vers Verrina le poignarda la main.
CVst lui qui Fa frappé ! qu'il meure !
LÉONOR
Dieu!
FIESQUE les arrêtant du geste.
Génois !
Vous avez tous juré d'obéir à mes lois. Épargnez, respectez l'ami de ma jeunesse, Qu'il vive , et qu'il s'éloigne ! et toi que ma tendresse Espéra couronner, viens , ô ma Léonor , Le ciel a donc permis que je te visse encor. On vient!.... Fuis, Verrina, la force m'abandonne.
Il se soulève.
Je règne malgré toi, car je meurs et pardonne.