‹ FiesqueChapitre 71 sur 72 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, FIESQUE.

F1ESQDE.

Eh bien , cher Verrina, ton ame consternée

Vers des pensers plus doux est-elle ramenée ?

Je veux aux noirs chagrins qui consument tes jours

De mes soins assidus apporter les secours.

Ne les rejette pas ! que ma voix te console !

L'amitié reste au moins quand le bonheur s'envole.

no VARIANTE.

VERRINA

Je rends grâce à tes soins , Fiesque , et tout est changé ;

Ce peuple par nos bras ne peut être vengé,

Nous nous flattions en vain de bannir ses alarmes :

Eh bien , de tes conseils nous savourons les charmes.

C'en est fait , désormais à de nobles plaisirs

Nous voulons, comme toi , consacrer nos loisirs ;

Fiesque des jours passés de notre antique gloire

Ne nous entendra plus fatiguer sa mémoire ,

E t j'allais , entouré des prestiges des arts ,

D'un immortel chef-d'œuvre enchanter leurs regards.

Viens , et devant la toile où frémit leur courage ,

Aux héros avec nous apporte ton hommage.

Il découvre le tableau. "

Regarde.

manfredi a part.

Aux Sénateurs.

A nos soupçons il ne peut échapper.

fiesque à part.

On m'observe.

verrina devant le tableau, avec exaltation.

Regarde ! ils sont prêts à frapper !

Sous leur courroux vengeur Boccanera succombe , Reconnais ton aïeul ! Il l'entraîne à la tombe ! Génois, rangez-vous tous près de vos défenseurs , Frappez !.... Vengeance à Gène et mort aux oppresseurs ! Aux pleurs des citoyens quels cœurs seraient rebelles ? Vois , Fiesque , ils sont armés !

fiesoce.

i . .« Que ces femmes sont belles !

Qu'entends-je ?

VARIANTE. m

VERR1NA

MANFREDr.

FONDI

Ainsi tout espoir est perdu !

VEBRINA.

Eh bien , braves Génois , vous l'avez entendu ! Le voilà ce héros } ce guerrier magnanime , Pour venger son pays , choisi par votre estime I Ne l'admirez-vous pas ?

MANFREDI

Qu'est-il besoin de lui ?

Génois, c'est trop long-temps implorer son appui , etc.

La scène continuait alors telle qu'elle est maintenant.

Page 1