Matériaux solides. — Plus abondants dans la pneumonie que
dans la fièvre typhoïde, qu'il s'agisse de cas de mort ou de cas de guérison.
10. Urée. — Plus élevée que dans la fièvre typhoïde (mort ou guérison).
16. Chlorures. — A la convalescence de la pneumonie, les chlorures s'élèvent moins, en général, que dans la période correspondante de la fièvre typhoïde,
20. Urohématine. — Augmente dans toutes les pneumonies et dans
des proportions souvent considérables.
21. Indican. — Peut manquer dans tout le cours d'une pneumonie.
— Rapports presque constants avec diarrhée.
22 et 23. Hémaphéine et Uroérythrine. — Ne manquent dans aucune observation de pneumonie, avec des oscillations assez étendues (1).
L'apparition du syndrome n* 20, ou plutôt des caractères distinctifs ci -dessus, lorsqu'il évoluera sur le type urolOgique de la fièvre typhoïde franche, devra faire redouter une con^plication pulmonaire.
(1) PNEUMONIE DROITE AVEC SYMPTOMES TYPHOlDES.
F..., âgée de 34 ans. Cette malade est plongée dans un état semicomateux et ne répond pas aux questious qu^on lui adresse. On sait qu'elle est alitée depuis 8 à 10 jours et qu'elle est devenue subitement sourde au début de sa maladie. Langue sèche, fendillée, noirâtre. Ventre météorisé, douloureux. Un peu de gargouillement dans la fosse iliaque droite. Rate normale. Pas de taches rosées lenticulaires. Diar-
3*. — ORIPPB.
AL Jaccoiid dît au sujet de la grippe (t). «Uîntensité de la céphalalgie et de la fièvre, TabatiemeDl et la prostration extrêmes, la riolence des phénomènes gastrointestinaux, les épistaxis et la bronchite^ enfin^ les troubles nerveux du début de la grippe.peurraient en imposer pour une fièvre typhoïde, mais, en pareil cas, Tobservation rigoureuse et soutenue de la température, les caractères du pouls ^ r éruption des taches rosées lenticulaires, le météorisme, les gargouillements et la douleur provoquée par la pression au niveau de la fosse iliaque, enfin, l'augmentation du volume de la rate, suffiront à éclairer
rhée. Coma intecrompu de temps à autxe paor du délire d'action^ Fièvre vive. Peau sèche* Pouls petit, teodu. Rien au cœur.
L'auscultation de la poitrine révèle^ en arrière et à droite dans la partie moyenne et à la base des poumons, un souffle tubaire intense, mêlé de sous-crépitations ; matité, exagération des vibrations thoraciques : bronchophonie : quelques frottements dans les grandes inspi* rations. Rien à gauche. Rét»ition d'urine. On extrait par la sonde 500<^ d^urine rouge foncé, très-acide, claire, inodore. Par le refroidissement, cette urine donne un sédiment coaleur de minium, formé d'urates de soude à l'état pulvérulent. Cette urine présentait les traita géaé* raux du syndrome n. 20, avec cette différence que l'albumine n'existait qu'en traces à peine sensibles, ce qui n'^aurait pas eu lieu avec une fièvre typhoïde mortelle. Le diagnostic élait facile par le simple examen des signes locaux et généraux, mais s'il y avait eu doute, entre une pneumonie et une fièvre typhoïde, Texemen de Furîne aurai^ aidé à trancher la question. Le lendemain, délire violent, pouls petit, motr, dépressible. Frottements fi Ta base gaudie. Même état ft droite. Diarrhée arrêtée. Mort & 8 h. du soir. — Autopsie : Hépatisation grise dans fe fobe inférieur du poumon droit. Congestion intense de la base gauche avec un peu de liquide dans la plèvre. Rien dans fintestin.
(f) Jaccoud. — Traité de pathologie interne, 5« édition.
le émgnostie, on instanf obseorei par une similitude symptomafique plus apparente que réelle. »
Dans k deruière épidémie da fièvre typhoïde, nous aTODS eu l'occasion de yoît, entre antres cas, 2 malades atteints de grippe et chez lesquels le diagnostic était rendu fort difficile, par la présence de F état typhoïde, de ladiarrhée, du météorisme, du gargouillement iliaque, du ponts dicrote et d'une abondante éruption de taches bleues.
Les caractères des urines dans ces deux cas, rapproétkés des analyses faites plusieurs mois aupara;vaixt chez deux autres malades, forment un ensemble assez significatif pour qu'il soit réuni en syndrome (1).
1. Couleur. — Jaune ambré variant des tons normaux aux nuances
plus foncées, mais atteignant rarement Thémaphéisme, quoique présentant sonvent des reâets rouge&fcres.
2. Aspect, consistémoe. — Urine claire^ — Peu épaisse, assez ré-
fringente.
3. Quantité. — Assez diminuée, 900 c. c. — Revient à la normale
après la défenrescence, 1100 g. c.