Uroérythrine. -^ Même fréquence, mais plus grande abon
dance.
L'association de ces caractères diffère assez de tout ce que Ton voit dans la fièvre typhoïde, pour que nous ne trouvions dans Turologie de celle-ci aucun syndrome qui puisse lui être comparé. Sauf V acidité^ rabondance du mucus^ la présence de Vindican^ l'absence de VAéma" phéine et de Yuroérythrine après les premiers jours du début, tous les autres symptômes sont distinctifs, et ceux qui possèdent le plus d'importance à ce point de vue sont : la persistance des teintes ambrées, la limpidité et la réfringence^ l'augmentation considérable de la densité et des matériaux solides^ le taux élevé de Vurée et de Vacide urique^ l'absence de Valbumine^ la tendance des phosphates terreux à augmenter et enfin la proportion énorme de \ urohématine ({m ^^và^ toujours la teinte rose;
quant à Vindican, s'il apparaît fréquemment, on peut répéter ce qui a été dit à son sujet dans la pneumonie typhoïde, c'est que ses variations sont en rapport direct avec rintensité de la diarrhée.
Et ces dissemblances capitales entre les deux syndromes ne portent pas seulement sur les urines de la période fébrile, mais bien aussi sur celles de la convalescence : c'est ainsi que dans la grippe^ on n'observe, ni la polyurie du retour à la santé, ni la facilité de fermentation ammoniacale de Turée, ni le maintien des matériaux so^ lides à une quantité peu différente de celle que Ton note à la période d'état. Bien au contraire, un des traits caractéristiques des cas de grippe que j'ai observés, c'est récart considérable qui existe entre le poids des matériaux solides éliminés, pendant la période fébrile et pendant celle de la convalescence. L'urine de la grippe diffère donc de l'urine de la fièvre typhoïde, à quelque période que l'on envisage concurremment ces deux maladies : son étude s'associera donc à la séméiologie habituelle et permettra, sinon de caractériser la grippe, ce qui serait tomber dans une fâcheuse ontologie, mais d'éliminer au moins la fièvre typhoïde et de pencher vers la grippe , si tant est que Ton n'hésite qu'entre ces deux affections. Dans les deux cas dont je viens de parler, l'erreur a pu être évitée, malgré Texistence des symptômes typhoïdes, qui masquaient assez la maïadie pour que Ton n'osât se prononcer (1).
(1) Voici Tun de ces cas (résumé) : K..., 23 ans, chaudronnier. Habite Paris depuis 5 ans, malade depuis 5 jours : Début par céphalalgie, mal de gorge, coryza, toux, sensation de brisement général. Le 4®jour. légère ép'fStaxis. Insomnie, bourdonnements d*ore\Ues, éblouissements; ventre un peu ballonné, douloureux; rate normale; gargouillement
4^. «* FIÈVRE HSRPéTIQU£.
La fièvre herpétique qui a été bien décrite par mon excellent maître, M. le professeur Parrot, a un syndrome urologique que Ton peut rapprocher de celui de la .grippe, quoiqu^il soit moins nettement séparé de ce que l'on observe dans la fièvre typhoïde. Néanmoins, les différences sont presque assez marquées pour que Furine
iliaque, un peu de diarrhée. Rien au cœur. Dicrotisme du pouls. Sonscrépitations dans les deux poumons ; expectoration saliTaire, mêlée de crachats globuleux, jaunâtres. Langue blanche, rouge sur les bords et à la pointe, un peu sèche. Stupeur assez prononcée ; peau rude et 49èche. T. S. 39,2. — Prescription : 40 grammes alcool. Eau vineuse*
6« jour. Même état. 4 selles. Eruption abondante de taches bleues. T. M. 38,8. T. S. 39,2.
Le 7^ Langue moins sèche ; moins de stupeur. 3 selles. Céphalalgie violente. T. M. 38,2. T. S. 39.
Le 8* Amélioration considérable. T. M. 37,6. T. S. 37,8.
Le 9^ Demande à manger. T. M. 87,8. T. S. 37.
Le 13" Part pour Vincennes.
Le résumé de quelques-uns des caractères de Turine donnait pour les deux périodes de la maladie (voir le syndrome pour les caractères mon cités).
PÉRIODE FÉBRILB. CONVALESCENCE*