‹ Fièvre typhoïde & fièvre puerpéraleChapitre 16 sur 17 · OÙ · texte numérisé non relu

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est indispensable d'assurer l’antisepsie la plus rigoureuse du vagin.

A cet effet, nous conseillons de pratiquer matin et soir des injections vaginales au moyen d’une bolution tiède de bichlorure de mercure à 0/25/f000 Ces irrigations devront être faites, la femme étant dans le décubitus dorsal ; avec une canule molle et en ayant soin de faire porter le jet du liquide sur la paroi vaginale et non sur le col.

Entre ces injections, il sera placé dans le vagin une mêche de tarlatane iodoformée; et à l’orifice une lamelle d’ouate antiseptique qu’on renouvellera chaque fois qu’elle aura été souillée par les déjections. Il va sans dire que la vulve et les régions voisines seront entretenues dans le même état de propreté.

Si expulsion du produit de la conception vient à se produire, qu’il y ait eu avortement ou accouchement prématuré, on pratiquera immédiatement une injection inira-utérine, quand bien même aucun fragment n’est demeuré dans la cavité utérine. Ces injections intrautérines seront renouvelées dès qu’on verra la température prendre un type inverse de celui qu’elle avait avant l'accouchement, et en général, dés qu’on se trouvera en présence de quelque phénomène morbide pouvant faire penser à de l’infection puerpérale. Une fois les accidents septicémiques déclarés, les injections intra-utérines seront pratiquées méthodiquement matin et soir. De leur application rigoureuse dépend le salut de la ma-

lade. 11 me faut pas craindre de les continuer pendant des jours et même des semaines, c’est ce qui a été pratiqué pour lobservation n° 4. On empéchera ainsi la formation de colonies bactériennes à la surface’ de l’utérus si favorable, comme l’a démontré Widal à leur développement. On pratiquera également avec tenacité des injections vaginales continues. Comme avant l’accident, et avec plus de soin encore, on procédera à l’antisepsie vaginale par des irrigations continues ou en y laissant à demeure des fragments de gaze iodoformée. Les érosions et excoriations seront pansées antiseptique— ment.

Le traitement général par les bains froids sera continué dans toute sa rigueur, avec celte modification que nous avons introduite et que nous croyons essentiellement utile; à savoir, Pantisepsie du bain. Pour éviter d’infecter les érosions vulvo-vaginales par les germes contenus dans l’eau, on se servira d’eau bouillie dans laquelle on aura fait dissoudre de l’acide borique dans des proportions convenables; il sera très utile de nettoyer soigneusement la malade avant de la mettre dans le bain, au cas où elle serait souillée par ses déjections.

S'il existe des escharres, elles seront l’objet de soins tout particuliers, et la désinfection rigoureuse en sera opérée.

S’il vient à surgir des complications thoraciques, il faut bien se garder d'appliquer des révulsifs sur la

peau, ou tout au moins faut-il s’entourer des précautions antisepliques les plus rigoureuses. Ainsi que l’a démontré expérimentalement Vincent, les microbes des infections secondaires el particulièrement le streptocoque sont susceptibles de pénétrer dans l’organisme par la peau dépourvue de son épiderme et enflammée.

elles sont, pensons-nous, les principales modifications du traitement de l'infection mixte par la fièvre typhoïde et la fièvre puerpérale; elles n’infirment en aucune façon les indications générales ou spéciales du traitement de chacune de ces affections que nous avons cru parfaitement inutile de rappeler ici.

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