POIDS
particulièrement sur le quartier où habite notre malade.
Vers la fin de juillet, madame L... se plaint d’une lassitude extrême dont elle.cherche en vain la cause : l’attribuant néanmoins à son état de grossesse, elle résise; mais de Pinappétence, des douleurs musculaires des vertiges viennent s'ajouter à cette lassitude et la malade se met au lit le 27. Des épistaxis ont apparu vers ce moment à plusieurs reprises. Une céphalalgie violente l'empêche de dormir et elle se plaint de bourdonnements d'oreilles ; la langue est pâteuse, l’anorexie est complète. On note enfin un certain degré de sensibilité dans la région de la fosse iliaque droite et on y perçoit du gargouillement. La température axillaire atteint le soir 39° sans les. dépasser : le matin, elle oscille autour de 38°,
31 juillet. — On administre de l'huile de ricin et on voit apparaitre de la diarrhée, en même temps que s'accusent plus nettement les symptômes précédemment observés. Température 38°3 le malin, 39° le soir.
At août, — On note de la congestion bronchique, et on voit apparaître sur le ventre des taches rosées lenticulaires; la température atteint 40° le soir de ce jour.
Il avait été administré précédemment du sulfate de quinine; mais le diagnostic de fièvre typhoïde s’impo” sant, on institue dès ce moment le traitement par les bains froids. La température est prise toutes les trois heures et la malade est plongée dans de l’eau à la tem-
pérature de la chambre, chaque fois que la température alteint ou dépasse 39°.
Lait, bouillon, boissons alcoolisées. Du 4°° au 5 août Ja température atteint chaque soir de 40° à 40%, elle oscille le matin entre 39° et 3965.
à août. — La température atteint dès le matin 3907 ; la malade est plongée dans un état de somnolence voisin de la Stupeur et vers deux heures de l'après-midi, elle accouche d’un fœtus de sept mois et demi. Elle semble nese rendre aucun compte de ce qui se passe et quelques plaintes révèlent à péine de la douleur au moment de Pexpulsion.
Le travail dure moins de deux heures, et la délivrance s'opère sans incident. L'état misérable du fœtus semble prouver qu'il a été infecté, il succombe quatre jours après Sa naissance. La température est le soir de 40°7.
Le lendemain de l’accouchement (6 aoû) les érosions vulvaires ont révêtu le caractère des ulcérations de mauvaise nature; laffaissement de la malade est extrême; une stupeur profonde et persistante l’envahit. Carphologie. Le pouls est d’une grande mollesse. La température qui était dès le matin de 4098 atteint Ie soir 42 degrés.
Les grands bains sont continués.
7 août. — Température 40°2 lematin, 40°7 le soir ; les érosions vulvaires s'étendent et se compliquent en dépit des soins de propreté les plus minutieux et des pansements anliseptiques que rend d’ailleurs illusoires
le flux diarrhéique qui souille constamment la malade.
8 août. — 41 degrés matin et soir, même état grave, même traitement.
9 août. — 40°2 le matin, 40°6 le soir.
Du 10 au 13 août, il semble y avoir une rémission thermométrique, mais la température remonte le 12au soir et atteint de nouveau 40 degrés le 13 au soir après un violent frisson. Les lochies se modifient, il s’écoule par la vulve un sang noirâtre, épais et fétide. Le col utérin mis à découvert est envahi par des plaques diphthéroïdes qui le transforment en une vaste ulcération à fond couenneux, grisâtre. Nouvelle injection intra-utérine.
Le 14 et le 15 août, la température est de 39 degrés le matin et de 40 degrés environ le soir. Le malade a un frisson. Il y a toujours de la diarrhée. La malade est dans un état d'extrême prostration. Délire doux, tranquille, Tremblement des lèvres. Il survient de la rétention d’urine.
| Du 16 au 23 août, la température oscille la matin comme le soir aux environs de 40 degrés. On observe un abaissement du 23 au 26 août. Le même traitement est administré avec la même rigueur. Cependant, en raison des ulcérations utérines et vulvo-vaginales, la malade est plongée dans de l’eau boriquée à 30/1000. Régulièrement matin et soir, il est pratiqué une injection intra-utérine, et on fait de l'irrigation vaginale continue. Sulfate de quinine. Lavements antiseptiques.