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26 août, — Nouveau frisson et apparition d’un violent point de côté, avec dyspnée intense et crachats sanglants. Douleur et anxiété très vives nécessitant une piqûre de morphine.
27 août. — La température remonte, on perçoit des ràles crépitants à la partie moyenne du poumon droit.
28 août. — Frisson, la température est de 3993 lé matin et 44°2 le Soir; toux et crachats rouillés. L’hydrothérapie n’amenant aucun abaissement de la température, il est administré concurramment de l’alcool, du sulfate de quinine et de l’antipyrine.
29 au 31 août. — L'état est stationnaire, les températures extrêmes sont 3808 et 40°1.
Le 31, vomissements bilieux ; excitation, loquacité extrême ; injection des globes oculaires. Mouvements convulsifs des membres inférieurs. La malade supporte à peine un peu de champagne frappé; vessie de glace sur la tête. Température 38°8 et 4024.
Les jours suivants, ces symptômes s’amendent peu à peu, mais les vomissements persistent jusqu’au 10 septembre : et la diarrhée continue. La température offre une tenacité désespérante : tout au plus s’il existe une rémission matinale. Les symptômes généraux s’amendent peu à peu; l’état des organes génitaux est plus satis-
faisant. Le traitement devient moins sévère. 4 18 septembre. — Sueurs remarquablement profuses.
L'état d’émacialion de la malade est extrême; sa Chellier 5 é
faiblesse immense, le pouls est misérable, précipité. Le moindre mouvement provoqué amène des syncopes et met dans la nécessité d'interrompre les bains, qui sont remplacés par des frictions vinaigrées.
Le poumon droit ne cesse pas d’être le siége de râles sous-crépitants.
4er octobre. — La température s’abaisse et descend même au dessous de 36 degrès le 6 du même mois. A ce moment on fait une tentative d’alimentation, mais la température remonte à la suite d’une ingestion trop considérable d'aliments.
12 octobre. — Nouvelle élévation à 40° coïncidant avec l'apparition d’un abcès de la grande lèvre droite, Incision et pansement antiseptique.
La malade entre en convalescence. Comme on pouvait s’y attendre, celle-ci est fort longue et fort pénible : Madame L..., repart pour la France au bout de quelques mois ; et nous avons appris que six mois après, elle pouvait se considérer comme complètement rétablie.