Gazette hebdomadaire. 16 avril
qu’il faut 45 centimètres cubes eu moyenne pour obtenir le même résultat avec des urines normales (1).
En outre, nous nous garderons bien de comparer une journée d’activité musculaire à ce qui se passe dans le fonctionnement excessif et le repos qui suit celle-là à la prostration avec état typhoïde qui est la conséquence du surmenage.
La fatigue implique l’idée, non seulement d’une abolition de quelques fonctions, mais d’un état normal réellement morbide révélant l’existance de principes nuisibles créés de toute pièce dans l’organisme. Et pourquoi ne pas admettre, dit M. Keim, que dans ces cas-là ces substances organiques ont acquis une toxicité particulière (2)?
Nous ne serions pas surpris d’apprendre, si des expériences étaient faites pour connaître le degré de toxicité des urines des surmenés, que celles-ci le sont au plus haut degré parce qu’elles contiennent une quantité de matières extractives beaucoup plus considérable que normalement, car si nous avons admis leur accumulation dans le sang par excès de production et insuffisance éliminatoire momentanée des émonctoires, cela n’implique pas que leur passage dans les urines ne se fasse avec le maximum d’élimination dont les émonctoires sont susceptibles et dans ce cas-ci il s’agit en particulier des reins.
Nous comprendrions encore très bien qu’il y eut diminution de la toxicité des urines des surmenés alors que les matières extractives arrivent à leur dernier terme d’o-