Bouchard. — loc cil. Leçon du 14 avril 1885, p. 38 à
de verra, comme nous, une plus parfaite combustion des produits de désassimilalion qui se continue alors même que la dépense musculaire a cessé, pendant le repos et le sommeil, c’est-à-dire alors que l’organisme ne fonctionnant presque pas ne doit produire que très peu de déchets d’oxydation.
En sera-t-il de même alors qu’il y aura fonctionnement exagéré de nos organes ? La toxicité des urines sera-telle diminuée encore alors qu’il y aura dépense excessive de nos forces, dans les cas de surmenage, et restera-telle moindre pendant le repos forcé qui lui est consécutif?
Nous ne saurions répondre catégoriquement car l’expérimentation en matière de surmenage nous semble très difficile. Nous ne pourrons que formuler des hypothèses, nous promettant bien de ne pas laisser échapper l’occasion qui se présentera à nous de faire ces expériences.
Il faut dire pourtant que déjà les urines pathologiques ont été étudiées. MM. Lépine et Aubert ont démontré que la toxicité des matières organiques augmentait dans les urines fébriles (1). Celles-ci contiendraient des agents de toxicité qui ne se trouvent pas dans les urines normales d’après MM. Feltz et Ehrman (2). Enfin, il est un fait acquis qui nous intéresse plus vivement c’est que Vurine des courbaturés , même apyrétiques, est éminemment toxique, puisque, d’après la déclaration de M. Bouchard lui-même, l’urine dJun courbaturé tue à la dose de 12 centimètres cubes par kilogramme d’animal, alors