‹ Fièvres de surmenageChapitre 35 sur 56 · llévilliod. loc. cil. p · texte numérisé non relu

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Il se sent pris d’une fatigue générale. Scs courses qu’il continue lui deviennent de plus en plus pénibles. Oppression légère, puis toux. Enfin, à bout de forces il se traîne à l’hôpital.

Son faciès exprime la fatigue, la somnolence, Pindiflérence. Etendu sur le dos il se plaint de courbature générale, d'oppression, les lèvres sont pâles, cyanosées; la peau est sèche et chaude. T. 39°, 4. Pouls faible et mou ; langue saburrale ; pas de vomissement mais répugnance pour toute nourriture. Urine rare, pas d’albumine. Quelques râles aux deux bases. Les tons du cœur sourds, faibles, éloignés, pas de bruit anormal, le choc ne peut être ni vu, ni palpé.

Cet état se prolonge et s’aggrave: pouls petit, misérable, irrégulier. La température oscille entre 38° et 39°. Enfin, adynamie, abrutissement, selles et urines involontaires, pouls filiforme, bruits du cœur inappréciables. Mort.

L’autopsie ne révèle pas de lésions valvulaires. Il s’agissait d’une myocardite primitive qui ne reconnaissait pour cause que la fatigue prolongée malgré les avertissements fournis par les premiers malaises, d’où altération du cœur survenue lentement, mais sûrement (1). C’est ce que M. Carrieu a appelé le surmenage lent (2).

Dans l’observation n° XVI rapportée par M. Peter (3) il y a des lésions du cœur survenues rapidement chez un vieillard, industriel qui, de retour d’une exposition ou

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