‹ Fièvres de surmenageChapitre 36 sur 56 · Peter. Leçon du 22 nov · texte numérisé non relu

Peter. Leçon du 22 nov

d’un congrès à Copenhague, sc surmène et s éreinte a tout voir, dans un court espace de temps, dans les v i lies pai où il passe.

Nous voyons là les effets du surmenage rapide tel que le comprend M. Carrieu.

Il y avait de la matité précordiale, exagérée au point qu’on avait pensé tout d’abord à une péricardite avant l’arrivée de M. Peter. Le choc était insensible et les bruits excessivement faibles ; par conséquent étalement et affaissement du cœur.

De plus, la douleur à la pression du myocarde, signalée depuis longtemps par M. Peter dans les affections du cœur, existait chez ce malade dont la mort lut la conséquence de son imprudence. Car il y a des choses que l’on fait impunément à 20 ans, mais non à 62.

Nous croyons inutile de continuer à citer les faits qui sont consignés dans les observations XVII, XVIII pour démontrer, ce que nous croyons avoir suffisamment établi, que des dilatations du cœur, des myocardites peuvent être et sont fréquemment la conséquence de fatigues excessives accompagnées de phénomènes généraux graves, typhoïdes, sans que des lésions valvulaires puissent être incriminées.

Si le cœur est l’organe le plus souvent atteint la moelle a été depuis longtemps indiquée comme un des points de l’organisme où les effets morbides de la fatigue à outrance se font très fréquemment sentir.

Duchenne de Boulogne (1) un des premiers a démontré que des myélites aiguës pouvaient survenir à la suite de

t. Duchenne de Boulogne. De l’ électrisation localisée, p. 445.

travaux excessifs. L’observation suivante citée par M. Carrieu (1) est certainement un type à l’appui de cette opinion, car la fatigue musculaire seule y est en cause et toute autre influence, rhumatisme, refroidissement, syphilis, lésions utérines ne peut être mise en avant. '

Il s’agit d’une fdle de dix-huit ans qui, à la suite de forts travaux dans les champs, sans s’être exposée toutefois à un refroidissement, est prise de fièvre intense pendant huit jours, de douleurs dans la région cervicale, dans les membres, avec engourdissement et fourmillements. La paralysie survient trois jours après et débute par le bras droit, se continue au bras gauche, gagne les membres inférieurs; mais les fonctions reviennent rapidement dans toutes ces parties ; seul le bras droit conserve de l’atrophie de quelques muscles.

Le professeur Vulpian (2) enseignait aussi que la fatigue excessive est une cause de myélite aiguë.

M. Hallopeau (3) a particulièrement insisté sur l’étiologie de la fatigue musculaire dans l’origine des myélites chroniques diffuses et il la place bien avant les excès vénériens qui sont pourtant aussi une cause de surmenage.

Nous savons bien que le plus grand nombre des auteurs n’admet pas la fatigue comme suffisant à elle seule pour produire ces maladies de la moelle. Ils invoquent l’hérédité, souvent représentée par une simple prédisposition générale aux maladies des centres nerveux, dans

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