Carrière. Thèse de Paris
5. Leroux de Versailles (Gaz. des flôp. 18G3). Gosselin. Broca.
6. Krishaber (Gaz. hebd. 1872!) Réveillé-Parisse. Dumont (de Montex).
7. Duchenne de Boulogne. Elcctr. local, p.445. Vulpian, Hallopeau. Archives de médcc., 1871.
parmi les pages consacrées aux accidents consécutifs aux longues marches, aux travaux pénibles des soldats, nous pourrions trouver un chapitre spécial destiné à l’exposition des états pathologiques produits par la fatigue exagérée et, en particulier, aux états typhoïdes qui en sont la conséquence fréquente.
Est-ce à dire par là que les auteurs anciens, cliniciens ou simples observateurs, aient méconnu l’influence de la fatigue et les désordres qui en sont le résultat dans l’organisme humain? Ce serait une erreur profonde de le croire.
« Il n'y a pas d’auteur qui ne la signale comme contribuant pour une large part dans les données étiologiques ou pronostiques, » nous dit M. Révilliod (1).
Je n’en veux pour preuve que ces lignes de Michel Sarcone extraites de l’histoire raisonnée de l’épidémie soufferte à Naples en 1764.
... « On doit signaler aussi, dit-il, au nombre des cau- « ses morbifiques, les fatigues, résultant des marches et « des manœuvres trop longues et non proportionnées aux « forces des nouveaux soldats ; les travaux excessifs qui, € pendant les sièges et dans d’autres occasions, sont exé- « cutés souvent au milieu d’émanations les plus insalu- « bres ; gardes trop fréquentes, factions trop prolongées, « et le défaut de sommeil qui en est la suite : les roules « à. marches forcées , etc. (2) »
1. Révilliod. La fatigue, mémoire lu à la Soc. méd. de Genève