‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 149 sur 178 · PIDANSAT DE MAIROBERT EN · texte numérisé non relu

PIDANSAT DE MAIROBERT EN

Dessin par Carmontelle (Musée Condé, à Chantilly).

glisser dans la poche de quelqu'un, dans un cale ou au speclaclc, pour les répandre sans risque, ou d'en laisser tomber des copies aux promenades'. » Ces petits vers, que Mairobert semait aux quatre vents, étaient assez vifs, d'une heureuse tournure parfois, par exemple les suivants à l'adresse du maréchal de Richelieu :

Ll" rejeton des Vigiierots

Vient de s'embarquer sur les flots,

Pour porter à la Républi(iue (Gênes),

De la part du roi, pour secours.

Une vieille médaille antique

Qui dans Paris n'a plus de cours.

C'est le doyen des freluquets, Le patron des colifichets, C'est le grand-prètre de la lune, C'est un gentilhomme du roi, Dont la race n'est pas commune, Et (jui vaut presque un Villeroy -.

Embastillé depuis le 2 juillet 1749, Mairobert se plaignait beaucoup; il souiïrait surtout de n'avoir pas de quoi écrire; il ne fut rendu libre que le 27 juin 1730, après de grandes promesses d'être plus sage à l'avenir et de ne plus faire parler de lui^.

Et ]Mairobert poursuivit sa carrière d'homme de lettres, incertaine, agitée, besoigneuse. En 17oiJ,

1. 1"'' juillet. 171'J, rai)port anonyme (do récriture do Mouln-) au lieutenant do police, B. A. ms. 11 (5S;i, f. 55, cd. Ravaisson, XII, oii (sous la date erronée du 13 juillet).

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