B. A. ms., 11683, f
;-i. Note du lieutenant de police pDur le ministre de Paris, -21 juin 1750, ibid.. éd. Ravaisson, XII, 315.
il publiait sa Querelle de MM. de Voltaire et de Maupertuis. Le marquis de la Galissonnière le chargea de travailler à des mémoires sur les limites du Canada; puis, aux Archives de la Marine, il fut employé, durant douze ans, à réunir « les motifs et les moyens qui ont conduit et préparé les événements arrivés sous les ministères depuis M. Colbert et d'en saisir les meilleurs principes de gouvernement et d'administration pour l'avenir ». Cependant il continue d'être en relation avec les principaux Paroissiens, avec Meynières, Voisenon, Mme Doublet, auxquels il communique les découvertes intéressantes qu'il peut faire dans les archives dont il a la clé ^
L'auteur de V Histoire privée du règne de Louis XV, Moufle d'Angerville, le dépeint ainsi :
« Pidansât de Mairobert, vif et souple, intrigant et hardi, parleur caustique, oracle des foyers de la comédie, courtisan des lieutenants de police, habile à changer de masque et à se faufiler chez les grands, nous figure assez bien un diminutif de Beaumarchais. Remuant comme ce modèle, il lui manque cependant la verve étincelante, le turbulent génie du grand charlatan. »
Mairobert conservera jusqu'à sa dernière heure l'esprit critique qui l'avait caractérisé dans sa jeunesse. C'est sous son influence que les Mémoires secrets prendront une allure agressive. En lui aussi le nouvelliste se doublait du pamphlétaire. Il est