‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 17 sur 178 · Bibl. nat., nouv. acq. frani;. 1180, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., nouv. acq. frani;. 1180, f

•i. Corresporidancç secrète publiée [lar Lcscurc, II, 05.

matin, se met à lire un libelle aiïreux contre cette princesse. La Heine entra, sans être entendue et, ayant lu quelques lignes par-dessus ses épaules, lui fît des reproches; il osa rire. La Heine le chassa. Quelques instants après, elle lui fit dire qu'elle lui trouverait une place. L'insolent domestique répondit qu'il n'avait besoin ni d'elle, ni de sa place. Ceux (jui ne rendent pas justice à la bonté de cœur de cette princesse, doivent apprendre quelle l'ut sa vengeance :

« Il i'aut, dit-elle, que cet homme ait perdu la tète; mais je ne veux pas (|u'il niancjiie de pain, je lui fais fOO livres de pension '. »

Enfin la campagne entreprise par les nouvellistes pour présenter Louis XVI comme une homme lourd et brutal, desprit borné et d'appétit vulgaire :

Versailles, l'"" juin 1787. — Etant la semaine dernière à la chasse du côté de Rambouillet, un cerf tomba dans un étang; et l'un des facteurs qui portent les lettres dans les villages s'amusait de ce spectacle. C'était un enfant de quinze ans, qui portait en bandoulière sa petite boite, décorée d'une fleur de lys. Le Roi, ignorant l'usage de cette boite, passe derrière l'enfant, la lui ôte légèrement et la jette dans l'eau. Le jeune homme se lamentait : on instruit Sa Majesté de l'objet de sa douleur et du dépôt sacré dont il se trouvait privé. Le Roi fit promptement repêcher la boite et donna six livres au petit facteur pour le consoler.

Pendant que cette scène se passait, un paysan, les bras croisés, s'amusait aussi à regarder le cerf qu'on tirait de l'eau. « Que ne prêtes-tu la main? j lui dit le Roi; et le paysan se met à aider les piqueurs. Sa maladresse les embarrassait. Le Roi lui lâche un coup de pied dans le der-

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