Correspondance secrète, publ. par Lescure. II
rière. « Sire, lui dit-il, je vous remercie de la gratification. » Ce mot lui valut un louis '.
Versailles, 17 juin 1787. — La constitution physique de Sa Majesté exige qu'elle prenne beaucoup d'exercice. Douée d'une force prodigieuse, son appétit est en raison de ses facultés. — Voici le menu d'un de ses déjeuners ordinaires :
A six heures le Roi sonne et demande ce qu'il y a pour déjeuner.
« Sire, un poulet gras et des côtelettes.
— C'est bien peu de chose; qu'on me fasse des œufs au jus. >,
Le Roi préside lui-même aux préparatifs, mange 4 côtelettes, le poulet gras, C uMifs au jus. une tranche de jambon et boit une bouteille et dt'inic de vin de Champagne.
Il s'habille, part pour la chasse et revient diner avec un appétit incroyable -.
C'est déjà, comme on voit, Tesprit de satire qui fraiera les voies à la Révolution. Et plus loin :
Le départ du comte de Fersen, Suédois, a fait quelque sensation dans l'intérieur de la société de la Reine; mais les nuages que cette absence y a répandus seront bientôt dissipés ^.
On sent, dans ces dernières lignes, toute Tinfamie de rinsinuation.
Les échos des spectacles occupent dans nos
1. Correspondance sccrùle pul^l. par Lcscurc, II, U6. 2. /6irf.,n. 151.