‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 50 sur 178 · août 17-2ri. — n. A. ms. lOOOJ, f. 143 v · texte numérisé non relu

août 17-2ri. — n. A. ms. lOOOJ, f. 143 v

IMahudel fut embastillé. Cependant d'Ombreval, lieutenant de police, dévoué au duc de Bourbon et à Mme de Prie, tombait sous une poussée de Topinion publique. Hérault, qui lui succède, vient interroger le prisonnier et conclut dans son rapport aux châtiments les plus sévères; il va jusqu'à parler de la peine de mort ^

Ainsi tout espoir semblait interdit au malheureux, d'autant plus que sa première femme. Olympe Perrot, avait déposé contre lui une plainte en bigamie; mais ce fut ce qui le sauva. Devant Tabîme de misère où Mahudel était tombé, la pitié s'éveilla. On prouva qu'il avait été dénoncé par ses propres domestiques, à l'instigation d'Olympe. Le gouvernement du duc de Bourbon, que les gazetins de Mahudel avaient critiqué avec tant de violence, se sentait menacé, sous les attaques de l'opinion. En une touchante supplique, le détenu demanda aux pouvoirs publics d'intervenir dans son différend avec Olympe, promettant de prendre l'enfant à sa charge : « Il s'agit de délivrer un homme de famille, ou plutôt une famille entière, de la plus cruelle tyrannie ».

Il montre comme Olympe Perrot, après l'avoir « réduit à la dernière extrémité », cherchait, en le dénonçant pour un crime capital, à se faire « jusque par ma mort, dit Mahudel, avec les dépouilles qu'elle croit trouver en ma famille, une vie douce, au préjudice de son honneur ». ,

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