‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 72 sur 178 · Môme interr., ihid., f · texte numérisé non relu

Môme interr., ihid., f

prisonnier pour dettes lui donna un habit et. l'engagea comme nouvelliste aux appointements de quinze pistoles — environ 000 francs de notre monnaie — par mois'.

Arrêté et incarcéré par deux ibis, en 17i2 et 1743, à cause de ses tendances « autrichiennes », Sarazin prenait les plus grandes précautions. Il portait ses feuilles de nouvelles cousues dans les plis de son habit; chez lui, rue des Cizeaux, il les cachait cntn^ le montant du chambranle et les jambages de sa cheminée. Au reste, il n'avait jamais dans sa chambre qu'une copie de ses feuilles, toujours du feu — pour la brûler en cas d'alerte — et des cahiers de droit, des livres de musique, dont il était censé s'occuper. Les jours « d'ordinaire », grand nombre de nouvellistes venaient prendre copie de ses gazetins. Il était « fuyard de milice ». (Tétait déjà, au xviir siècle, le gazetier antimilitariste.

Citons encore, parmi les rédacteurs de Rambaud, Noël et Felmé, l'un, « bourgeois de Paris », le second, très utile à ses camarades, car il était « nouvelliste privilégié », c'est-à-dire autorisé par la police ; et, sous son couvert, les feuilles rédigées par la bande purent, pendant quelque temps, circuler en sécurité-.

L'importance de l'entreprise Rambaud devint telle que, en 1746, l'inspecteur Poussot estimait

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