‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 73 sur 178 · Placet de Sarazin, B. A. ms. 11 544, f. 260 v · texte numérisé non relu

Placet de Sarazin, B. A. ms. 11 544, f. 260 v

2. Gonfront. do Sarazin et do Tollot, 2S avr 1711, ibid., f. 2j8 v".

que toutes les nouvelles de Paris sortaient de cette officine '.

Traqués par la police, nos compagnons ne peuvent avoir leur salle de rédaction en un local déterminé. Tantôt ils se réunissent au cabaret du Gros- Rdisin, rue de la Harpe, où I^ochebrune vient les guetter^; tantôt au couvent de la Congrégation, rue Xeuve-Saint-Germain, dont les portes leur sont ouvertes par le domestique d'une dame pensionnaire"'; d'autres fois nos publicistes trouvent lliospitalité dans Fhôtel de quelque grand seigneur, chez le Président de Novion, chez le marquis de Saint-Ghamand, place Royale, où « le suisse ou portier, avec une fille qu'ils connaissaient dans la maison, leur donnaient retraite^ ». Pendant qu'ils travaillaient dans sa loge, « ledit suisse se tenait dans la rue à faire le guet et sa femme faisait pareil personnage à l'une des chambres de l'hôtel ^ ».

Ces mêmes portiers recevaient en dépôt des paquets de gazettes manuscrites; et plusieurs épiciers rendaient à^ nos compagnons des services pareils, notamment celui qui faisait le coin de la rue du Faubourg-Saint-Denis, à gauche, en montant par la porte. « Il est le correspondant ou bureau d'adresse de ces Messieurs, dit un rapport

1. Rapport de Poussot, 15 août 1746, B. A. ms. Il 544, f. 649. •2. Rapport du commissaire de Rochebrune, 9 juil. 1745, B. A. ibid., f. 551-5->.

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