‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 80 sur 178 · Interr. de Rambaud. v',' t'ovr. 1751, ihiiL. f. 021 v · texte numérisé non relu

Interr. de Rambaud. v',' t'ovr. 1751, ihiiL. f. 021 v

donner le moindre renseignement. «. Nous lui avons demandé, écrit Poussot, où elle prenait les dites nouvelles et qui est-ce qui les lui donnait à porter; elle a répondu qu'elle ne les connaissait point et qu'on les lui donnait, tantôt dans une église, tantôt dans une autre '. »

La police s'efForce-t-elle,en suivant Tenvoi des gazetins dans les provinces, de remonter, par l'indication obtenue, jusqu'à leur source à Paris? elle ne peut encore que constater son impuissance. L'intendant de Bordeaux en écrira au lieutenant de police :

« Je voudrais pouvoir vous donner à ce sujet d'autres éclaircissements que ceux que je vous ai fait passer et vous mettre en état de connaître de quelles mains ce chef-d'œuvre sort; mais cela m'est de toute impossibilité. Les copies sont écrites à Bordeaux sur un on'ginal qui vient par la poste, chaque jour de courrier, et qui se dépose à un bureau presque aussi secret que celui des Nouvelles ecelésiasliqiiea -. »

Enfin nombre de nouvellistes avaient, précisément par leurs clients de qualité, des intelligences dans les entours du lieutenant de police; et les avis de ces protecteurs leur permettaient de se dérober en temps utile; ou bien on intervenait en leur faveur, quand ils s'étaient laissé attraper^; requêtes qui gardent le parfum dvi temps.

1. Rapport, de Poussot, 25 nov. 174G, B. A. ms. 11 541, f. 691.

2. Esniangart à Sartine, 27 nov. 1770, Bordeaux, B. A. ms. 10 303.

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