‹ Figaro et ses devanciers. Avec la collaboration de Paul d'EstréeChapitre 85 sur 178 · Ibid., f 687 v · texte numérisé non relu

Ibid., f 687 v

■1. Parlant de lui à celte date, l'inspecteur Poussot dit « feu Rambaud », ibid., f. 701.

LES CONTREBANDIERS. lIjQ

nonça la sentence qui devait clore le grand procès des nouvellistes'.

Les princij3aux d'entre eux, Felmé, Tollot et consorts, Noël par contumace, étaient condamnés à trois années de bannissement hors de Paris et trois livres d'aumône et à la réprimande'. Au xvir' siècle ils auraient été envoyés aux galères. Tous furent mis en liberté.

Geneviève Pomier, sortie le 19 juillet 1745 avec une lettre d'exil pour Jarnac, ne pouvait se résoudre à quitter Paris, d'où elle adressait des placets à la lieutenance de police, réclamant l'élargissement de sa petite sœur Marguerite, qui, depuis le 16 mars 1744, était retenue à la Salpètrière. L'inspecteur Poussot consulté y consent, mais avec la relégation à Jarnac, « d'autant plus que cette fille, dit-il, quoique jeune, est des plus initiées dans le commerce des nouvelles ». Marguerite, libérée le 31 août, partit pour la Saintonge, où Geneviève la rejoignit en 1748; mais celle-ci ne garda son ban que huit mois. Xous la retrouvons en 1750 prisonnière à Saint-Lazare pour avoir désobéi à son ordre d'exil. Un trompette de chevau-

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