Ibid., f
légers, Suisse d'origine, nommé Perriard, sollicitait pour elle. « Ayant connu sa probité, dit le bravo homme, et les soins qu'elle a eus de moi dans ma maladie, je lui ai promis que je l'épouserais; je ne vous la demande. Monseigneur, que pour une bonne fin et en faire mon épouse \ » Ce trompette était cousin du suisse du lieutenant de police; en outre, les voisins attestaient la bonne conduite de Geneviève. C'était un rôtisseur, un marchand de vin, un maître tondeur, un perruquier, un sellier, un marchand forain, un boulanger, un pâtissier et un fripier, auxquels se joignit Mme de La Rochefoucauld de Fontenay. Le Magistrat se laissa convaincre et la vaillante nouvelliste devint la femme du trompette de chevau-légers.
Tollot et Noël, exilés en province, ne suivirent pas leur ban et continuèrent à Paris leur métier de gazetiers. Le comte de La Marck avait pris Tollot chez lui où, sous le nom de La Mothe, il rédigeait ses feuilles, en collaboration avec Gaillard, le suisse de riiôtel. Le lieutenant de police en est averti et ses observateurs guettent les compères; c'est un pittoresque rapport de l'inspecteur Roussel (17 octobre 1717) :
« Allant à la rencontre des nommés 1 ollot et Noël, chefs de nouvellistes, que nous cherchions depuis longtemps et dont nous avions passé, avec tout notre monde, plus de dix nuits; comme nous
]. Placet au lieutenant de police du 29 sept. 1750, B. A. ms. Il 511, 1.
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