Mémoires {Pa.ns, 1792), III
■2; Mémoires, IV, -280-83.
176 FIGARO ET SES Dr:VA\CIERS.
Argensoii', Marville-; mais c'est à tort quon n'y a vu qu'un goût du monarque pour les anecdotes galantes : il serait tout aussi juste de reprocher à riionnète bourgeois, qui lit chaque malin son journal, de ne se plaire qu'au récit de scandales et de crimes. Que Louis XV ait recherché les nouvelles plus spécialement consacrées à la chronique de Cythère, celles que Ton nommait les « petites nouvelles » — - c'est possible; — mais ce qu'il importe de préciser, c'est que, en désirant lire les gazetins, il ne faisait qu'imiter les plus importants, voire les plus graves de ses sujets; il se conformait à l'exemple des plus illustres hommes d'État.
Le cardinal de Richelieu, déjà, s'efforçait d'apprendre par cette voie les mouvements de l'opinion. Mouhy le constate à l'honneur de sa profession : « C'était de ces fleurs qu'il faisait le bon mieP ».
Mazarin de même.
Foucquet avait à ses ordres une armée de nouvellistes, desquels les « manuscrits » sont en partie conservés''. L'intérêt en est des plus vifs : que si le surinlendant, à l'apogée de sa puissance, eijt accordé une attention moins superficielle à ces relations, peut-être aurait-il évité sa chute retentissante. Elles émanent d'informateurs nombreux et divers; en voici qui portent cotillons et boucles