GtizcUc de lit Jlci/oicc, éd. E. de Barthélémy, p. ISj
désirait garder secrète. Le 16 mai 1753, il soupait avec son amie :
« Vous vous imaginez peut-être, lui dit-il, que notre intrigue sera longtemps cachée; point du tout. Je m'attends qu'au premier jour le roi m'en fasse compliment et s'égaie à mes dépens; car il est exactement instruit de tout ce qui se passe à Paris et surtout de ces petites aventures. »
De fait, ce récit se trouve précisément dans l'un des gazetins policiers qui passaient sous les yeux de Louis XV l.
Nombre d'entre eux sont rédigés par des professionnels, d'autres par des agents ou des commis de la police. Chacun porte le nom de l'écrivain ou de l'officier qui l'a composé et la destination que le Magistrat a entendu lui donner.
Ces gazetins sont de deux sortes. Les uns doivent renseigner le gouvernement sur les faits du jour et sur les variations de l'opinion; les autres, émanés de nouvellistes officieux, sont au contraire destinés au public; ils sont appelés à faire pièce aux feuilles des « nouvellistes libres », à démentir les faux bruits, les médisances, les calomnies dont ceux-ci usaient et abusaient parfois.
En certaines circonstances, le gouvernement allait