‹ Figaro et ses devanciersChapitre 150 sur 194 · Revue rétrospective, janv.-juin 1888, p · texte numérisé non relu

Revue rétrospective, janv.-juin 1888, p

3. Mémoire pour servir à l'histoire des conférences politiques tenues à l'Entresol depuis 1724 jusqu'en 1731, publ. dans la Revue rétrospective, janv.-juin 1888, p. 169-86.

Les premières feuilles qui sortirent du « cabinet » de Mme Doublet datent de 1737. Ce ne furent tout d'abord que de simples lettres adressées à des parents, à des amis, et contenant des nouvelles, les nouvelles recueillies et commentées dans les réunions des Filles-Saint-Thomas . La Bibliothèque nationale possède plusieurs années (1745-1752) de cette correspondance, adressée par Mme Doublet à sa sœur, Mme de Souscarrière, à Breuillepont' ; mélange de menue chronique familiale et de nouvelles publiques : les naissances princières et les victoires des armées françaises, les changements de ministère et les luttes du Parlement y culbutent sur les rhumes du Président de Bachaumont et l'éducation du petit Doublet.

La plupart de ces lettres sont de la main de Mme Doublet : parfois son valet de chambre tient la plume. Mme Doublet s'adresse à « sa très chère gouvernante », comme elle appelle Mme de Souscarrière. D'autres fois, l'aimable femme a trouvé plus commode de joindre à 1' « ordinaire » les plis mômes qui étaient arrivés du théâtre de la guerre ou de l'étranger; mais elle a eu soin de déchirer la suscription et la signature de l'expéditeur. On en trouve toutefois un ou deux qui portent l'adresse de M. de Vidobre, « médecin consultant du roi,

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