‹ Figaro et ses devanciersChapitre 174 sur 194 · LE JOURNALISTE · texte numérisé non relu

LE JOURNALISTE

Moi l"y affre fait tout exprès le voyage d'Allemagne et l'y être venu à Paris pour l'y apprendre à la Français comment l"y doive parler son langue....

La correspondance de Grimm ne fut imprimée qu'en 1812, et encore partiellement. Un manuscrit de la période 1770-1782 en avait été pris à Berlin, à l'époque où les troupes françaises étaient maîtresses de la ville. Alors Suard décida Meister à entreprendre la publication intégrale de l'œuvre qu'il avait si bien poursuivie. Cinq volumes, dus à la plume de Meister, contenant la suite de la Correspondance jusqu'en 1790, parurent en avril 1813. Le tout fut réimprimé en 1829-1831, quinze volumes, qui furent complétés par une Correspondance inédite en 1829. Enfin M. Maurice Tourneux a donné l'édition définitive de la Correspondance littéraire (1877-1882), en seize volumes in-8.

Citons encore les nouvelles à la main que Crébillon fils adressait au roi de Pologne et à la reine d'Espagne 1 ; la correspondance de Favart, courrier littéraire et dramatique rédigé pour le comte de Durazzo à Vienne2, et celle de Fréron, dont il est question dans les Mémoires secrets, à la date du 29 mars 1763 :

« Il nous tombe entre les mains une gazette manuscrite que le sieur Fréron envoie en Piémont et pour laquelle on lui donne 50 louis. C'est beaucoup dire

Page 1