Dictionnaire de Trévoux
'à. Cité par A. Babeau, les Artisans et les domestiques d'autrefois, Paris, £
L886, in-8, p. 287 sq.
telles '.... » Le maître, dit le môme auteur, entretient une comédienne, le laquais une petite marchande de modes2 : le laquais est mieux partagé.
« Le valet' de chambre d'un homme en place, observe encore Mercier, jouit quelquefois de 40 000 livres de rente. Il a lui-même un valet de chambre, lequel en a un autre sous ses ordres3. » Un des valets du duc de Valentinois était collectionneur, amateur des « moindres bagatelles élégantes ». C'est lui qui acheta la tabatière de Saxe, garnie d'or, que Fréron tenait de Piron *.
Ces laquais, de qui les fonctions n'étaient souvent que décoratives, passaient des heures entières dans les antichambres avec les domestiques d'autres personnages. Quelles longues causeries et, soit dit en passant, quelle favorable occasion à s'approvisionner de nouvelles! Le valet de chambre est attaché à la personne du maître et pénètre dans son intimité. Il emploie ses loisirs à lire des romans, les livres nouveaux. La comédie de château était florissante. La Fleur et Nanette jouent les rôles de Frontin et Lisette, ou d'Annette et de Lubin, dans les pièces dont Monsieur, Madame et Mademoiselle sont les Léandre, les Clorinde et les Philis 5.
Au reste Frontin est souvent plus instruit que Léandre. Figaro est plus lettré qu'Almaviva. Dans