Correspondance secrète publiée par Lescure, II
particulièrement désignée sous le nom de « petites nouvelles1 ». Quelques rédacteurs de feuilles manuscrites lui donnaient exclusivement leurs soins.
Les nouvelles à la main des xvn° et xvme siècles sont conservées par milliers dans nos dépôts publics; on en a publié maints recueils, dont certains comptent une longue suite de volumes; le plus grand nombre en sont restées inédites. Elles représentent une source trop négligée d'informations sur l'histoire du temps. Certes, il convient de s'en servir avec prudence : les historiens de l'avenir ne devront-ils pas contrôler avec une circonspection égale la documentation des journaux actuels? Mais, dans ces gazettes volantes de l'Ancien Régime, on retrouve du moins, mieux que partout ailleurs, le reflet et les mouvements de l'opinion publique.
Par la petite poésie-réclame citée plus haut, on a vu que les gazettes manuscrites remontaient pour le moins au commencement du xvne siècle. Les plus anciens spécimens venus à notre connaissance sont de 1645. Ils se trouvent dans un recueil conservé à la Bibliothèque nationale -, formé de « lettres de nouvelles » adressées à divers persori-