‹ Figaro et ses devanciersChapitre 32 sur 194 · Bibl. nat. ms. franc · texte numérisé non relu

Bibl. nat. ms. franc

Ces informateurs, ou reporters, remettaient à ceux qui les employaient, ce qu'ils appelaient des « mémoires ». Le « mémoire » est la matière, la documentation sur laquelle travaille le rédacteur^ Jean Durieu convient, dans son interrogatoire du 15 février 1745, qu'il composait des nouvelles à lf: main pour Tollot et Felmé sur des « mémoires I que ceux-ci lui faisaient tenir. Ses émoluments! étaient de 12 francs par mois1. Depuis, fort heu-j reusement, les honoraires des journalistes ont) augmenté. Mais les appointements variaient seloD l'importance des « bureaux » et la qualité de: rédacteurs. Tandis que Durieu se contentait d< 12 francs par mois, Sarazin obtenait mensuelle ment 15 pistoles — 150 livres — environ 500 franci de valeur actuelle2.

A la tête des collaborateurs, le rédacteur en chef qui rédigeait également des nouvelles. Tollot di, « qu'il composait aussi ses nouvelles lui-même, e qu'il les tirait, soit des gazettes, soit des discour qu'il entendait dire dans la ville, et qu'il les rem plissait souvent de ses conjectures et de ses obseï vations particulières ». Car nos publicistes ne son] pas de simples commis, se contentant d'accomi moder les informations qui leur parviennent, il]

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