B. A. ms. 10 335, dossier Seubert de Bostal
3. Interr. de N. Tollot, 27 avr. 1711. B. A. ms. 11514, f. 253.
4. Avril 1763. Gazetins de Mouhy publiés dans l'ancienne Reçue rétro* spectiue, 1831, lrn série, IV, 439-73, et V, 26-80, 213-76; réédités à la suit' du Journal de Barbier, VIII (Paris, 1857), 129-348; identifiés par M. Pat' d'Estrée, Revue d'histoire littéraire de la France, IV (1897), 195-238.
ardeur professionnelle, ne pas craindre de s'aventurer jusque dans les bagarres des faubourgs.
Enfin les correspondants entretenus en province et au dehors du royaume. Tollot déclare au Magistrat, c'est-à-dire au lieutenant de police, qu'il recevait des nouvelles des pays étrangers; celles d'Amsterdam lui étaient envoyées par Rousset ; celles de La Haye par « le nommé ou la nommée Jamet, qui est hermaphrodite »; — la Hollande était, comme on sait, le centre du journalisme européen. Le correspondant de Tollot à Londres était un certain Desportes.
« Interrogé combien il lui en coûtait pour avoir lesdites nouvelles, a dit qu'il lui en coûtait 200 florins à La Haye, autant à Amsterdam et 40 écus à Londres 2. »
Ce service d'informations était susceptible d'une grande extension. Ghevrier annonce, en 1762, « une correspondance établie dans toutes les villes capitales et autres principales de l'Europe. Soixantelouze personnes sont chargées d'amasser les faits i d de les envoyer aux bureaux. »
Combien de nos journaux pourraient se prévaloir
i le correspondants aussi nombreux? Il est vrai que
'abonnement à la gazette manuscrite de Chevrier
oûtait 240 livres par an, c'est-à-dire cinq ou six
ents francs de notre monnaie3.