‹ Figaro et ses devanciersChapitre 4 sur 194 · juillet · texte numérisé non relu

juillet

ï. Ed. de Barthélémy, la Marquise d'Huxelles, p. 357, 3G1-G2.

votre lettre avec grand plaisir et comme, un quart d'heure après, M. Esprit entra dans la chambre, elle fut fort aise d'avoir prétexte de la revoir et se leva de sa place pour approcher du lieu où Ton en faisait lecture * ».

Sur ses vieux jours, Ninon de Lenclos (s'il est permis de dire que Ninon ait eu de vieux jours) mettait des lunettes — « mais elles ne me siéent pas mal, j'ai toujours eu la mine grave » — pour lire à ses amis les lettres qu'elle recevait 2.

A Paris, on se réunissait à cet effet en petits cercles, en académies, comme on disait. Nous connaissons la société qui se retrouvait chez Mme de La Fayette. Mme de Sévigné ne manquait jamais I d'y apporter les lettres de Mme de Grignan, ses* « lettres de nouvelles », pour reprendre l'expression du temps 3.

Ainsi s'expliquent la forme donnée à ces correspondances, leur tour, leur allure, les détails qu'elles contiennent et dont nous sommes aujourd'hui surpris. Car, à présent, en ouvrant les plis confiés à la poste, on nous voit dans l'intimité de notre home, en robe de chambre, en déshabillé; mais la marquise de Sévigné, quand elle tient la plume, ne semblet-elle pas en toilette de ville, presque en costume de Cour, en « grand corps d'habit », lequel est impuis- ! sant cependant à raidir la souplesse de sa grâce

1. De Munster, 6 déc. 1646, Lettres du comte d'Avaux à Voiture (éd. Am. j Roux, Paris, 1858, in- 12), p, 25.

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