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Première pa-ge d'une feuille de nouvelles à la main de Nicolas Tollot
Ie'' février 1745.
(Bibliothèque de l'Arsenal, ms. 11 544, f. 43§.)
de beaucoup. Rambaud les avait vues, en 1742, à la Conciergerie, où il était prisonnier, et les avait immédiatement engagées dans son service de nouvelles. La gamine lui apportait les « mémoires » dans sa prison et en remportait ses bulletins; mais, dès le mois de décembre 1742, l'accès lui en fut interdit, car elle introduisait également des limes et autres outils, qui servirent à l'évasion de plusieurs détenus. Cette aimable enfant avait un appartement, rue de la Juiverie, au Mouton d'Argent, où Rambaud, qui l'avait installée, faisait travailler plusieurs de ses copistes; cependant que la fillette venait « amuser » la police en lui donnant de « faux avis », pour égarer les recherches1.
Les Pomier étaient quatre sœurs : Geneviève, Jeanne, Marie et Marguerite, âgées respectivement, en 1744, de vingt-huit, vingt, dix-huit et quinze ans; de toutes nous aurons à connaître2.
Un autre des principaux collaborateurs de Rambaud était un étudiant en théologie, Nicolas Sarazin, natif de Saint-Rémy, diocèse de Toul 3. A ses études en droit canon, Sarazin joignait celle de la musique : il était professeur de violon4; et, par surcroît, il faisait des gazettes. C'est en 1742 qu'il avait trouvé, à la Conciergerie, Rambaud renfermé pour dettes. Sarazin était « à peu près nu ». Le
1. Interr. de Mar£. Pomier, 25 fév. 1744, B. A. ms. 11 544, f. 228; rapports de Poussot, ibid., f. 233 et 237.