‹ Figaro et ses devanciersChapitre 79 sur 194 · Môme interr., ibid., f · texte numérisé non relu

Môme interr., ibid., f

prisonnier pour délies lui donna un habit et l'engagea comme nouvelliste aux appointements de quinze pistoles — environ 000 francs de notre monnaie — par mois1.

Arrêté et incarcéré par deux fois, en 1742 eti 1743, à cause de ses tendances « autrichiennes »,| Sarazin prenait les plus grandes précautions. Il; portait ses feuilles de nouvelles cousues dans lesn plis de son habit; chez lui, rue des Cizeaux, il les! cachait entre le montant du chambranle et les jambages de sa cheminée. Au reste, il n'avait jamais dans sa chambre qu'une copie de ses feuilles, tou- i [ jours du feu — pour la brûler en cas d'alerte — ] et des cahiers de droit, des livres de musique, dont j • il était censé s'occuper. Les jours « d'ordinaire », l grand nombre de nouvellistes venaient prendre j copie de ses gazetins. Il était « fuyard de milice ». Il (Tétait déjà, au xvnr siècle, le gazetier antimili- jl ta ri s te.

Citons encore, parmi les rédacteurs de Rambaud, Noël et Felmé, l'un, « bourgeois de Paris », 1<* second, très utile à ses camarades, car il était « nouvelliste privilégié », c'est-à-dire autorisé par la police; et, sous son couvert, les feuilles rédigées par la bande purent, pendant quelque temps, circuler en sécurité2.

L'importance de l'entreprise Rambaud devint telle que, en 1746, l'inspecteur Poussot estimait

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