‹ Figaro et ses devanciersChapitre 86 sur 194 · Ibid., f · texte numérisé non relu

Ibid., f

celle dislocation. Rambaud et son collaborateur Sarazin étaient « autrichiens » ; Tollot, tout au contraire, ainsi que Felmé, Noël, Dureau le fils et quelques autres, étaient patriotes. Les petites Pomier, nouvellistes dans l'âme, se divisèrent à leur suite. Geneviève demeura dévouée à Rambaud, tandis que Jeanne, Marie et Marguerite s'attachèrent à Tollot et à sa « branche ». Jeanne et Marie firent arrêter leur sœur aînée en décembre 1743.

Puis ce fut Desbrulins qui.se vit écrouer au For- FEvêque, ainsi que sa femme, Suzanne Le Brun. La police le surprit occupé chez lui à graver les nouvelles prohibées1.

Pour se venger, les nouvellistes incarcérés dénoncèrent Nicolas Tollot, le chef de la bande rivale, que Sarazin appelle « la branche de la rue de La Harpe ». On savait qu'on le rencontrerait chez Jeanne et Marie Pomier, au Pied de Biche, rue Jacob; mais les donzelles amusèrent l'inspecteur Poussot, ses archers et ses hocquetons, sur le palier et dans l'antichambre, tandis que Tollot s'échappait par un escalier dérobé2. Le lendemain, 17 février, on le trouva chez lui. Il avait ses nouvelles — ces feuilles accusatrices — dans les poches |de sa robe de chambre et, pour les cacher, il |s'empressa de les glisser « entre les cuisses de sa femme ». 1.1 avait fermé la porte au verrou, la police dut l'enfoncer. Naturellement elle ne décou-

1. Rapport de Poussot, 12 févr. 1744, B. A. ms. 11 544, f. -20"

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