SCENE Vil
VARLOPE, IVHc. VARLOPE, M'»'\ BADIGEON.
M'"^ VARLOPC.
Eb bien! Chnucbou, qu'est-ce que tu fais donc à la voisine?.. Ne te gène donc pas , Minet.
VARLOPE
Nous répétons une scène , mon loulou.
W^'^. BADIGEON
Ne soyez p.is jalouse, voisine.
iz LES COMEDIEISS BOURGEOIS,
jyjme VARLOPE.
Moi, jalouse ! Pour qui me prenez-vous? Nous savons Tuaage du beau inonde , voisine , et puis , esl-ce que je ne connais pas chouchou.... C'esi un séducteur ! YARLOPE.
Taii-toi donc, maman , tu voudrais me donner d ' l'amour propre. Je fus jeune comme un au're, je courus adirés les faveurs des belles , peut-être en obtins-je.... M"'^ VARLOPE.
Comment , Blonsieur....
\}lKIjO'?e^ passant entre elles deux.
Air du Vaudeville de Turenne.
J'eus la plus bouillante jeunesse.
Emporté par mille désirs.
Je me lançais avec ivresse
Dans le tourbillon des plaisirs. ( èz5. )
L'amour embrasait tout mon être ,
Je recherchais partout la volupté ,
J'étais toujours auprès de la beauté.
M™«. VARLOPE , ai^ec humeur.
Comment !
VARLOPE , achevant l'air.
C'était avant de te connaître. ( his. )
M™^. VARLOPE
Il est sage maintenant, voisine, à ce qu'il dit ; mais, dis donc, Chouchou, as- tu tous tes rôles pour ce soir.? Madame Gribiche a renvoyé Marceline ; elle dit comme ça qu'elle n'est pas faite pour jouer les caricatures.
M™^. BADIGEON
Elle est encore bonne ; c'est peut-être nous qui les jouerons "i
M'"*^. VARLOPE
Elle voulait faire la comtesse , à cause du petit Cadet qui faille page; mais je ne céderai pas mon rôle. VARLOPE.
Ah! mon Dieu! se pourrait-il que ma représentation n'allât pas '^
M"^^. BADIGEON
Il y a mieux; j'oubliais de vous dire Le voisin
Laforme ne veut plus que Cadet vienne chez vous. Notre