LES MEMES, BADIGEON
BADIGEON, accourant , entre Varlope et Madame Jùidigi'on.
Hein ! qui est-ce qui embrassait ma femme ?
VARi.OPE, riant.
Personne, voisin; ma femme plaisante.
BADIGEON
Ne plaisantez donc pas conune ça ; vous me faites des peurs.
i4 LES COMEDIENS BOURGEOIS,
M""^. BADIGEON
( Lui pinçant les joues. ) Allons , mon petit fi , fi , fi garo , à quoi vas lu penser ?
BADIGEON
C'est que je la connais.... on ne croirait pas à sa njin«î... eh bien ! c'est un petit lutin.
M™''. BADIGEON
Qu'est-ce que vous dites donc là ?
Air : Pour bien employer ses loisirs.
Mon cber , me soupçnnnerais-lu D'avoir juanqué de retenue ?
BADIGEON
Non , je réponds de ta vertu.
De tout le monde elle ast connue.-
J'en doutai quelquefois
F.n vovant ton minois ;
Bîais à pre'sent , ma chère ,
De jour en jour je m'aperçoit
Que tu n'es pas légère.
VARLOPE
D'où venez-vous, voisin ?
BADIGEON
De disputer avec ce diable de père Laforme que je viens de rencontier , qui se permet de se mocquer de nous, qui dit que vous serez mauvais , et qu'il viendra cabaler... Eli bien ! je ne croyais pas trouver le petit iri; il tn'avalt dit qu'il ï'avait enfermé exprès pour faire manquer notre comédie. CADET.
Oui , mais quand j'aurais dû passer dans le feu .'
M™^. VARLOPE
Qu'il est ardent .'....
VARLOPE
11 ne nous manque plus qu'une Marceline.
BADIGEON Est-ce qu'on ne peut pas s'en passer î une Marceline de plus ou de moins.
CADET
Voulez-vous qup je vous donne une idée?
BALIGEON.
Donne , si tu en as une.