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JULES BOIS

C'est, je crois, une autre lumière qui luira, et si c'est une intéressante fantaisie d'artiste de ressusciter Paracelse, Flamel, Agrippa et quelques autres, il est peutêtre moins nécessaire d'accepter pour mentors et pour guides ces vieux chimistes.

C'est cependant à nous donner de tels maîtres que travaille M. Jules Bois, et il est vraiment un représentant bien typique de cette jeunesse contemporaine qui réagit, d'une façon si diverse et quelquefois si incohérente, contre le tout-puissant réalisme.

Entre ces jeunes gens qui tous ont méprisé l'heure présente et s'en sont allés chercher la lumière dans le passé, ceux-ci ont été séduits par le catholicisme esthétique, ceux-là par la philosophie et la mystagogie alexandrines, ces derniers par la

thaumaturgie et la goëtie moyennageuses.

Ils se laissent entraîner par le fantôme des idées mortes, au lieu de sourire aux jeunes et vivaces idées qui se lèvent dans un soleil nouveau. Ils ont tort, car l'autrefois est couché sous une lourde pierre et il entraine dans la nuit ceux qui veulent soulever le bloc rude sous lequel il est scellé.

Je crains que M. Jules Bois ne soit parmi ces jeunes hommes. Il est un peu trop hanté par les alchimistes, par l'auteur de la Clavicule de Salomon, par les figures du Tarot, par Rabbi Jokaï et par le souvenir de quelques prêtres adonnés à la sorcellerie sacrilège. Ce sont là les flambeaux qu'il élève pour nous montrer la Porte héroïque du Ciel, ou pour nous

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