‹ Figures de femmesChapitre 3 sur 55 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

masculin ; toute littérature en décadence se reconnaît à l'obscurcissement de l'idée, remplacée par une loquacité excessive, qui fait d'autant mieux ressortir le faux de la pensée, la pauvreté du sens moral, et, malgré l'artifice de la diction, la nullité du style... Le moment d'arrêt de la littérature française commence à Rousseau. Il est le premier de ces femmelins de l'intelligence, en qui, ridée se troublant, la passion ou affectivité l'emporte sur la raison, et qui, malgré des qualités éminentes, viriles même, font incliner la littérature et la société vers leur déclin...

» Toutes les fois que, dans une littérature, le génie, distrait par d'autres travaux, vient à se retirer et que l'élément féminin prend le dessus, alors apparaissent les écrivains de second ordre... * »

1. De la Justice dans la ItévoltUion (t. TV, ch. H : Inflvn ênce de l'élément fémmm sur ies mœurs €t la Uttéraiure française.)

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Assurémeat nous ne prétendrons pas que les femmes, qui ont eu. sur notre littérature une action si vive et si continue, ne lui aient pas donné aussi quelques-uns des défauts de leur sexe; — non peut-être dans le sens où l'entend Proudhon, qui leur reprocha une révolution qu'elles ont subie (avec enthousiasme^ d/ailleurs)„ phitôt que faite, mais parce que leur horizon, borné au cadre des ruelles, des salons et de la cour, a manqué longtemps d'étendue et de diversité. Qui y il est vrai, d'une manière générale,, qu'un grand nombre de nos écrir vains ont perdu en profondeur ce qu'ils gagnaient en clarté.; — j'excepte les très grands, qui ne fuxent pas réellement des hommes de saloa, qui traversèrent et connurent le monde sans se livrer à lui (mais noni sans lui prendre ce qu'il a de meilleur). Qui,, je. veux, bien que les plus hautes, cîmes de notre littérature échappent à ce cercle un peu étroit dans lequel tout

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