‹ Figures littérairesChapitre 44 sur 48 · CII.-V. LANGLOIS · texte numérisé non relu

CII.-V. LANGLOIS

*hilippe le Bel; il sera toujours impossible de déparager ceux qui disent : ce fut un grand homme et eux qui disent : il a tout laissé faire. Ce petit problème st insoluble. » Ch.-Y. Langlois vous dira pourquoi en eux pages de critique narquoise et avisée. Il n'est as tendre aux chroniqueurs du temps ; il Test moins ocore aux écrivains du nôtre qui ont tiré de ce athétique xiue siècle une foule de romans, de drames t d opéras : ô sujets aimés du populaire, orgies de la pur de Nesles, aventures de Buridan et de Marie de ilrabant, et des Templiers, et d'Enguerrand de Marinv.... Balayé rimmense falras des fausses légendes, histoire se déroule avec, ça et là, des trous, des icunes où sombrent les princes, les soldats, les îinistres : la vie du peuple de France apparaît, les istitutions, les moeurs, l'art, les lettres....

C<> chartiste accorde aux lettres une particulière Ltention : :il déplore qu'un étrange malentendu se •erpétue entre philologues et historiens : aux uns étude et l'exégèse des textes « littéraires, » aux utres... le reste : excessive intransigeance d'une ivision du travail qui fractionne les problèmes et en iffère ou en interdit la solution ; exemple : les noms ? Jofroi de la Chapelle, de Jehan de Vassogne, de ervais du Bus, de Chaillou n'avaient rien suggéré à d'éminents spécialistes de l'histoire littéraire; » il a ulïi à Ch.-Y. Langlois d'avoir lu beaucoup de pièces

ministratives du temps des derniers Capétiens di-

ects pour être assailli, à la seule vue de ces noms, de

buvenirs précis; ainsi vit-on un historien ravir aux

lus éminents romanistes l'avantage de dater certains

crits littéraires et d'en découvrir les auteurs.

;;;; | blGUBES UTTKHAIKKS

Encore (ju'il semble s'en dépendre, Ch.-V. Langloisappdrteaiw spécialistes de l'histoire littéraire un actif! et efficace concours; il exhume des textes, il les «'dite en 1rs résumant à l'usage du grand public; il l'ait re- \mv, il éclaire du jour le plus favorable ces œuvre* d'une littérature aussi inconnue à l'immense majorité des Français qire la littérature chinoise ou japonaise. Il est guidé dans ses choix par les raisons mêmes que le public comprend ; il est aussi sévère que pénétrant: qui donc n'approuverait les soins délicats qui nous valent ces judicieux extraits et nous épargnent de fastidieux- recherches? Ah! sans doute, Ch.-V. Langlois est historien : il entend faire œuvre d'historien; il est persuadé que le meilleur moyen ai communiquer a la foule les résultats du labeur scientifique n'est point d'écrire des livres d'histoire géné-i raie, mais .« de présenter les documents eux-mêmes. • purifiés des fautes matérielles qui s'y étaient glissées allégés des -uperlluités qui les encombrent, en indiquant avec précision ce ([lie Ton sait des circonstance* où ils ont été rédigés, et en les éclairant au besou par des rapprochements appropriés.... h Abnégatkn de cel historien si prompt à diminuer son rôle et cf» rêve àè renouveler l'histoire en la supprimant.

Fort heureusement Ch.-V. Langlois ne nous en ré duit pas encore à cette extrémité : il compose de beau: livres d'histoire qu'il faut lire pour posséder la plein* intelligence de ses recueils de textes ; il multiplie è brèves études; il excelle aux rapides synthèses auss bien queux minutieuses analyses; il ne néglige p« les idées; il ne dédaigne pas les conclusions pratique?

Page 1