Deux volumes in-12, chez Calniann Lé^T
et confiné dans la retraite : « J'ai éprouvé par mon expérience, écrit-il (I, 239), que le plus sûr moyen pour moi de conserver l'équilibre intérieur et les sentiments bienveillants qu'il est doux de porter aux autres, c'est de ne pas trop se mêler à eux. » Mais la vie n'avait desséché ni son imagination ni son cœur. Il avait perdu ses illusions, et quelques-unes de ses croyances, non sa délicatesse, ni sa générosité. On le voit jusqu'à la fin, même dans les souffrances les plus aiguës du mal qui devait l'emporter, toujours prêt à rendre service, à faire le bien^ Au milieu de ses travaux forcés, il trouve le temps d'encourager les petits, les humbles, et, pour peu qu'il ait découvert en eux quelque germe de talent, de les éclairer en leur signalant leurs fautes: conseils précieux, honneur pour celui qui les donne en même temps que bienfait pour celui qui les reçoit. Que de gens, à qui il coûte presque autant de donner un avis sincère que d'accorder un éloge, ne se soucient guère de faire profiter de leur expé-