ÉPILOGUE
— Dans l'autre non plus ! espérons I répondit M™« Lafleur en pleurant. Espérons I espérons toujours I espérons encore !
Voici ce que sont devenus les enfants de M^^ Lafleur. Maurice, après son service militaire, a été emmené au Canada par un camarade. Il s'occupe de blés, de farines et fait sa fortune : il est très estimé. Alice a épousé un limonadier, et passe ses journées à hurler contre le personnel. Mariette, qui avait une jolie voix, est choriste dans un music-hall. Léon est employé au Gaz, comme feu son père, le possesseur de la montre. L'oncle Georges est mort riche.
Constant et M"^^ Burckardt, ruinés, ont une maison de jeu en Italie.
Lhiaubet expie ses crimes au bagne.
Les époux Sancoin se sont pardonné leurs fautes. Léonce est employé aux Docks de Bercy et Aurélie y est comptable.
Le lecteur apprendra peut-être avec plaisir que le fameux leader socialiste Lucien Lemercier n'est autre que le lieutenant qui mena la « montre » au palais de l'Elysée et au Ministère du temps d'Aristide Briant. Jean Nave a été longtemps son domestique, il est devenu son secrétaire et les couloirs de la Chambre n'ont pas de secrets pour lui. Il y rencontre parfois Alfred Lafleur, le stylographe aux doigts. M"^ Violetta est directrice du Conservatoire de Rio-de- Janeiro.
Les pauvres de la rue Gabrielle sont toujours pauvres. Ils parlent de M. Dur comme d'un saint, sauf M"^ Virginie qui a plus de cent ans.
« Allez donc 1 un saint I un hypocrite ! l'église le matin, et la bombe le soir I »
Mais M. Dur, du haut du ciel, continue à i)ardonner à M*i® Virginie. Paix à l'âme du pauvre M. Dur qui a tant souffert en cette vie.