‹ FilmsChapitre 47 sur 48 · HENRI FABRE · texte numérisé non relu

HENRI FABRE

Un ancien élève du collège d'Avignon nous rappelait la bonté enseignante de l'Ermite de Sérignan qui avait été son professeur.

Un jour, des lavandières passèrent, au matin, dans le chemin où Fabre était déjà penché sur la terre. Les femmes regardèrent l'homme et s'en furent vers l'eau. Mais comme elles revenaient, au soir, par le même chemin de la campagne bienheureuse, elles retrouvèrent le même homme qui semblait ne point avoir bougé.

Alors, insouciantes et légères, les filles se mirent à rire et l'une dit :

— Il est encore là, « lou fénat ! »

Et dans ce jugement naïf et pittoresque je retrouvais, ému, le symbole du travail tant ignoré de Fabre l'entomologiste, cet humble frère de Mistral.

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